Workshop cire DSAA2/////Antonio Cos///Les projets

ARCHITECTURE 3.1 Design : Gaëlle Martin

Platon compare un bloc de cire à notre esprit. Façonner, mouler, fondre la cire revient à marquer notre âme par des souvenirs. Le projet présenté s’appuie sur cette comparaison. Les cernes d’un arbre nous parlent de son âge. En faisant une carotte (référence géologique) de ce dernier, on peut observer son histoire sous forme de strates. En dissociant chacune des strates, on laisse apparaître les empreintes laissées par le temps sur cet arbre. Architecture 3.1 met ainsi en espace le vécu intime de l’arbre.

Gaelle Martin Gaelle Martin 1 Gaelle Martin 2 Gaelle Martin 3

 

 

MAUSOLÉE Design : Jean-Baptiste De Azevedo

Le cierge est une bougie réservée exclusivement au culte, le plus souvent il est allumé pour évoquer le souvenir de l’être disparu. Mausolée est un projet qui propose une relecture de ce type de rituel grâce à une mise en scène autour la fonte de la cire et d’un changement apporté dans la conception dudit cierge, en effet un noyau coloré est dissimulé en son sein, créant ainsi un rendu aléatoire, plastique et surprenant lors de la découverte finale. Le scénario consiste à placer un objet symbolisant l’être disparu sur un socle, une cloche est apposée par-dessus puis le cierge est allumé. Avec le temps, la cire se consume est emprisonne l’objet dans un amas sculptural. Plus il y a de cierges consumés, plus l’objet en place est recouvert, plus sa disparition est acceptée, il entre alors dans une représentation mentale, celle du souvenir. Ces différents jeux d’apparition et disparition invitent à une réflexion qui stimule l’imaginaire. La sculpture en résultant devient alors objet de contemplation, sublimant au travers de la matérialité le souvenir du défunt.

Jean Baptiste de Azevedo 1 Jean Baptiste de Azevedo 2 Jean Baptiste de Azevedo 3

 

 

GRAVITÉ Design : M. Oriane Fournier

Éclairage éphémère, cette installation propose un questionnement sur le sens des choses tant d’un point de vue formel que conceptuel grâce aux typologies premières de la matière (la plasticité, l’aléatoire et l’idée de cycle par son ré-usage potentiel). La cire s’écoule alors de manière hasardeuse sous l’effet de la chaleur, l’envers devient l’endroit, la stalactite se transforme en stalagmite. Le temps d’un instant, Gravité s’avère être une parenthèse poétique .

Oriane Fournier 2 Oriane Fournier 3 Oriane Fournier 5

 

 

HYBRIDES Design : Mylène Vannier

Mon projet de fin d’étude porte sur l’ignorance alimentaire. Lors de ce workshop cire, j’ai décidé de réaliser un jeu qui se compose de fruits pas comme les autres. Ces hybrides viennent bouleverser nos sens. Les formes, les couleurs et les odeurs se confondent. L’installation éphémère vient compléter cette approche pour le moins déroutante. Hybrides nous rappelle que le respect du rythme des saisons est primordial pour qui veut manger bien !

Mylène Vannier 3 Mylène Vannier 1 Mylène Vannier 2 Mylène Vannier 4

 

 

SÉRIEUSE VANITÉ Design : Marie Casaÿs

C’est au travers de ce projet qu’est mise en avant la symbolique de la vanité qui exprime l’orgueil et la futilité, s’associe à la nature morte en peinture, très répandue à l’époque baroque notamment en Hollande. Ce mouvement s’expose sous la forme d’une composition allégorique qui suggère que l’existence terrestre est vaine et la vie humaine précaire : la bougie et le sablier pour le temps qui passe, un crâne pour la mort, la nourriture pour le plaisir et des fleurs pour la beauté éphémère. Ainsi, ici la tête de mort, signe de la fatalité de notre condition humaine, se révèle uniquement par des dizaines d’appétissants petits cannelés de cire colorés, dédramatisant de manière festive cette vision de notre universelle mortalité.

Marie Casaÿs 1 Marie Casaÿs 2 Marie Casaÿs 3

 

 

OXIMOR Design : Cédric Delehelle

C’est fou la force de dissuasion d’une simple tache de cire. Coulée et empreinte à la fermeture d’une lettre, si elle n’assure certes que peu de résistance à l’intrusion, elle est cependant au moins aussi dissuasive qu’une porte de coffre-fort. Et c’est bien la faiblesse du matériau qui donne à la cire sa force paradoxale. La force de la fragilité, de l’empreinte immuable et de la détérioration révélatrice. Ce projet revisite le principe du sceau de cire. Par le jeu du choc thermique, la cire s’épand de façon hasardeuse jusqu’à enserrer l’objet qu’elle protège. Tout comme la cire à cacheter imbibe le papier d’une enveloppe pour assurer sa cohésion avec celui-ci, la cire expansée étreint ici l’objet de sa fragile toison, pour en assurer l’intégrité. De façon presque narquoise, l’objet s’offre à la vue, paraît si facilement saisissable dans sa fragile citadelle de cire. Mais la moindre tentative pour s’en emparer conduirait irrémédiablement à laisser la trace de son méfait.

Cédric Delehelle 1 Cédric Delehelle 3 Cédric Delehelle 2

 

 

BLOWIN IN THE WIND Design : Élise Noël

L’homme est un être mortel, et s’il a tendance à l’oublier dans une société où règnent la jeunesse, la science et le désir d’immortalité, il est pourtant nécessaire de se réconcilier avec son caractère fini. La mortalité est reléguée au rang de futilité, simple défaut de l’être, mais on oublie qu’il faut la mort pour qu’il y ait la vie. Cette parure s’offre à son anniversaire, et comme on souffle les bougies sur un gâteau, on souffle la flamme qui consume le collier chaque année ; la parure fond petit à petit, au rythme de la vie qui passe.

Elise Noel 2 Elise Noel 3 Elise Noel 1

 

 

CANDLES ARE NOT ENOUGH Design : Matthieu Mawlanazada

L’acte de commémoration est réalisé en allumant un cierge, une bougie. Un acte rituel met en lumière, ravive la mémoire d’un individu décédé ou d’un événement à scénario catastrophe. «Fukushima» fait appel en amont, au message que nous découvrons et se dévoile par le temps de consommation des bougies. Le message qui monte à la surface est à caractère méditatif ; il est manifeste. C’est une mise en abyme du message et du médium utilisé pour la révélation du message. Le message discrédite la technique utilisée. Nous parlons, ici, du désastre à Fukushima du 11 mars 2011. Il faut éveiller les esprits. Le temps passe et la vie à Fukushima continue de s’effacer, comme la bougie qui reprend le pas sur le message.

 

 

ÉCLO Design : Amandine Guicheteau

Imaginez assister à la naissance d’une mystérieuse créature. Ce projet revisite « l’éclosion » d’un oeuf : au lieu de se briser, celui-ci fond afin de libérer la créature qui vit en lui. Certes celle-ci se révèle être invisible, mais il suffit de suivre ses pas, sa trace, pour deviner sa présence. Est ainsi mise en avant la capacité du matériau cire à prendre diverses formes, en passant de l’état solide à l’état liquide. L’oeuf est en réalité une oeuvre éphémère qui enferme la vie et cesse d’être figée.

Amandine Guicheteau 1 Amandine Guicheteau 2 Amandine Guicheteau 3

 

 

DAME EBOSHI Design : Baptiste Bodet

Dans une société où le progrès signifie bien-être, on ne remet pas assez en question la vitesse et l’intensité constantes qu’il induit ; ces dernières peuvent être synonymes de catastrophes et d’accidents. Mon projet est un objet manifeste poussant la réflexion sur les méfaits du progrès, ces méfaits dont on a trop peu conscience. Le feu symbolise la technique qui agresse la cire, support de la nature.

Baptiste Bodet 1 Baptiste Bodet 2 Baptiste Bodet 4

 

 

ÄKTA MÄNNISKOR Design : Lucie Bonne

Comment perd-on son individualité pour aller vers des standards de société ? D’un côté des moules hyper réalistes qui reprennent des formes complexes, qui rendent les détails, les défauts et l’individualité de l’humain. De l’autre des formes lisses, génériques, qui témoignent de l’image archétypale du corps que véhiculent la majorité des médias. L’idée est de les confronter, en créant des étapes intermédiaires, pour arriver de l’un à l’autre à travers un processus d’altération et de modelage de la cire.

LUcie Bonne 5 Lucie Bonne  2 Lucie Bonne 1

 

 

NO MAN’S LAND Design : Alexis André

La finalité de ce projet découle de plusieurs expérimentations associant la cire et l’eau. Le but était d’explorer les différentes réactions de la cire au contact de l’eau, sous forme liquide ou solide. L’ensemble de ces expériences s’est conclu par une réflexion autour de l’instant, d’une forme que l’on viendrait figer, pétrifier, condamner. No man’s land évolue en fonction de l’ambiance lumineuse et laisse apparaître par transparence ce qui est inaccessible à l’homme.

Alexis André