Le DSAA Design

1- Le métier de designer : le design comme activité globale

a- Définitions

 La définition donnée par l’ICSID (International Council of Societies of Industrial Design) s’applique à tous les métiers du design. Elle contribue à l’élaboration d’une discipline unique.

Le design est une activité créatrice dont le but est de présenter les multiples facettes de la qualité des objets, des procédés, des services et des systèmes dans lesquels ils sont intégrés, au cours de leur cycle de vie. C’est pourquoi il constitue le principal facteur d’humanisation innovant des technologies et un moteur essentiel dans les échanges économiques et culturels.

Les fonctions du design

Le design a pour objectif de découvrir et d’assurer des relations structurelles, organisationnelles, fonctionnelles, sensibles et économiques, qui permettent de :

– veiller à la protection de l’environnement et à sa pérennité à l’échelle mondiale (éthique globale)

– assurer des avantages et une liberté accrue à la communauté humaine, aux utilisateurs finaux, aux producteurs et aux acteurs des marchés, qu’il s’agisse d’individus ou de groupes (éthique sociale)

– promouvoir la diversité culturelle face à la mondialisation (éthique culturelle)

– proposer des produits, des services et des systèmes, dont les formes expriment (sémiologie) la complexité intrinsèque au sein d’une cohérence interne (esthétique). Le design s’applique à des produits, des services et des systèmes conçus au moyen d’outils, d’une organisation et d’une logique impulsés par l’industrialisation – même lorsqu’ils ne sont pas fabriqués en série. Appliqué à la conception, l’adjectif « industriel » doit être associé au mot industrie ou à sa signification de secteur de production, voire à son ancienne définition «d’activité industrieuse».

Ainsi, le design est une activité qui implique un large éventail de professions dans lesquelles produits, services, graphisme, architecture intérieure et architecture ont un rôle à jouer. À elles toutes, et de concert avec d’autres professions complémentaires, ces activités devraient souligner encore davantage la valeur de la vie.

La création-conception

Elle définit un processus et un ensemble de techniques appliquées à la relation produit/usage qui intègre la notion de transversalité.

La création-conception définit également des relations esthétiques, symboliques, instrumentales liées à des questions de sens, d’efficacité, de fonctionnalité, de sécurité, de coût, de pérennité des réalisations ou des motivations d’utilisation.

Le designer responsable

C’est un professionnel, développant un système de pensée synthétique, capable de promouvoir des systèmes d’analyse et de valeurs signifiants, esthétiques et même éthiques. Ce système de pensée prend appui sur des démarches intuitives et expérimentales.

Le designer doit occuper une place de plus en plus prépondérante dans les systèmes de production. Il doit être un maillon mobile affectant le produit à chaque étape de son cycle de vie, de sa conception à sa fin de vie. Par conséquent, la visée éthique du designer est la philosophie à encourager pour parvenir à une production mature et raisonnée. On note une montée en puissance des démarches d’éco-conception qui, associées aux politiques de développement durable, offrent un nouvel espace de marché aux entreprises et en modifient méthodes et structures au point que les professionnels demandent et soutiennent eux-mêmes la formation de jeunes créateurs-concepteurs aptes à gérer les projets en fonction des mutations sociales et économiques (croissance de la domotique, de l’éco-conception etc). Cette démarche assignant au designer la position du porteur et du médiateur s’avère complexe : celui-ci doit être capable d’intervenir ponctuellement dans un processus déjà établi ou d’innover en inventant et programmant de nouvelles solutions, d’imprégner l’ensemble des maillons de la conception, de la fabrication, de la distribution, de la vente, de l’usage, en touchant l’ensemble des domaines de l’artisanat à l’industrie de pointe.

 

 

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