OSONS DOSER ! ///

En tant que designer, il est grand temps de nous interroger sur les manières d’engager l’usager à prendre en main le dosage de son quotidien. Il faut alors agir au coeur de situations a priori déviantes mais devenues des réflexes acquis culturellement. le labo DSAA a proposé aux étudiants de design produit de concevoir une solution (produit, dispositif, service, etc.) visant à introduire et pérenniser de nouvelles
pratiques éco-responsables basées sur la problématique du dosage. Il est ici question de proposer des pistes ouvertes et viables, innovantes (vis à vis de notre époque), prospectives (vis à vis d’un scénario anticipatoire). Régis Courtoux, Designer (Formare Design) a accompagné les étudiants dans cette recherche.

L’Alambic 2.0 / Marin Thuéry
J’ai décidé de m’intéresser à la distillation ambulante, une activité en perdition malgré un potentiel intéressant. J’ai relevé des problèmes liés à cette activité (consommation d’énergie et de ressources, gaspillage, externalités non optimisées, déclin du savoir-faire, perte d’intérêt des nouvelles générations…), et tenté de redéfinir la place que pourrait prendre l’alambic dans notre société contemporaine en jouant sur divers leviers. L’alambic ne nécessite pas d’être repensé mais adapté. En plus de pouvoir maîtriser parfaitement sa production d’éthanol ou d’huiles, on met à profit ses externalités afin de produire d’autres consommables (biocarburants, combustibles, compost…). Il s’inscrit ensuite au coeur d’un système d’échanges entre acteurs locaux (distillateur, bouilleur de cru, particulier, AMAP, jardins partagés…) dont il est une pièce maîtresse.

 

HER / Yvan Caillaud
Le système HER est une synthèse de toutes les connections électriques d’un foyer en temps réel.
Un foyer français moyen consomme près de 500 kWh/an pour l’éclairage seulement, avec au total 25 points lumineux répartis dans l’habitat. Il est très difficile d’estimer la quantité d’énergie consommée en temps réel et cela explique le gaspillage électrique. L’objectif premier de ce projet a été de chercher à chosifier cette énergie, de donner un poids à l’électricité. Un lien sémantique avec l’iceberg a ensuite permis de traduire cette notion d’équilibre afin de rendre le projet intelligible pour tous.
L’évolution technologique concernant l’holographie et les objets connectés ouvre d’importantes perspectives d’avenir pour la domotique. C’est pourquoi concevoir une synthèse énergétique permettant à l’usager d’avoir une vue d’ensemble en temps réel est un outil nécéssaire pour agir en effectuant un dosage pertinent.

Amigo / Sarah Ducarre
Amigo accompagne l’enfant diabétique lors de son traitement. L’enfant choisit tout d’abord son compagnon afin de s’appropprier l’appareil. Un adulte rentre ensuite sur une application les heures de contrôle du taux de glycémie ainsi que les objectifs glycémiques de l’enfant. Un vibreur signale alors à l’enfant qu’il doit contrôler sa glycémie. Amigo traduit ensuite les données de la pompe, du lecteur de glycémie ou du patch intelligent par un smiley associé à une couleur qui permettent à l’enfant de mieux comprendre sa maladie et les doses qui lui sont associées. Toutes les données sont enfin répertoriées sur une application qui permet au médecin et aux parents de suivre le diabète de l’enfant facilement.
L’appareil est dédié à l’enfant et vient en complément du lecteur de glycémie ou de la pompe, qui comportent des données chiffrées précises et nécessaires pour faire les injections d’insuline. Le dispositif peut aussi devenir un support qui permettra à l’enfant d’expliquer sa maladie à ses camarades ou aux personnes qui ne sont pas familières avec son traitement.

 

Biogaz Domestique / Camille Drozdz
Le biogaz produit par nos déchets organiques domestiques apparait grâce au phénomène de méthanisation. Cette matière est déjà réutilisée dans de plus grand contexte comme des fermes. Hors cette ressource est présente en plus petite quantité dans chacun de nos foyers. Elle pourrait donc produire de petites quantités d’électricité si elle était mieux exploitée.
Cette station stocke les déchets organiques de la cuisine et du jardin et accumule le biogaz qui s’en dégage pour venir charger de petites batteries. Une membrane se gonfle durant le processus de transformation de gaz en électricité. Lorsqu’elle est totalement gonflée, elle signale que la batterie est disponible.
La quantité d’électricité générée ayant un rendement assez faible, cette petite banque d’électricité vient alimenter des objets du quotidien que l’on utilise de manière ponctuelle ( appareils ménagers dans la cuisine, lampe d’appoint …), elle peut être également emportée hors de la maison, grâce à la petite taille de sa batterie.

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